Je vous ai demandé, en lien avec l’article que vous venez de lire, de me rédiger quelques témoignages sur l’acceptation de soi.

Ces témoignages devaient être basés sur vos expériences, votre vécu, votre vision de l’acceptation de soi ainsi que sur l’impact que les réseaux sociaux pouvaient avoir sur celle-ci.

Cet article pourra être modifié autant de fois que je le souhaite alors même si vous souhaitez témoigner après sa parution, ou que vous voulez mettre à jour votre témoignage, ce n’est pas un problème !

 

TÉMOIGNAGE DE LAURINE :

Pour ma part, je ne pense pas pouvoir un jour dire que je m’accepte totalement. Tout simplement parce que je change à chaque instant, j’évolue en fonction de ce que je vis, des gens que je rencontre, des livres que je lis, des films que je regarde et je m’imprègne de mon environnement dans toute son intégrité. Je ne pense pas pouvoir donc dire que je m’accepte complètement, alors que je ne me connais pas encore, que des pensées que j’ai pu avoir la veille sont aujourd’hui contredites et ainsi de suite.

Même en parlant uniquement de l’aspect « physique » de mon moi, étant donné que nos corps sont tous différents et qu’ils évoluent tous à leur manière, je ne peux pas vraiment savoir si j’arriverai à l’accepter. Pourtant, depuis quelques temps, je me sens bien dans mon corps. Je pense avoir réussi à réduire les pensées négatives, les insultes et les dénigrements que je me faisais subir. Déjà, j’en ai plus vraiment quelque chose à faire de l’avis des autres. Parce que grâce aux réseaux sociaux justement et aux idées qui se répandent de plus en plus (merci à tous ceux qui y participent), on arrive enfin à comprendre que c’est complètement inutile et ridicule de se dénigrer les uns les autres, et qu’il faut au contraire s’encourager et se valoriser. J’ai donc développé un « je m’en foutisme » profond, seulement atteint par les quelques personnes qui me sont vraiment proches, et qui je le sais, ne me disent jamais quelque chose qui n’a pas pour but de me faire avancer et progresser.

Je peux donc affirmer que mon acceptation de mon moi physique se déroule plutôt bien, même si évidemment, mon avis varie en fonction de périodes, des jours ou même parfois des heures. Mais je sais que j’avance, simplement parce qu’il y a quelques années, c’était en permanence que je ne m’aimais pas. Je terminerai donc en ajoutant que oui, les réseaux sociaux m’ont aidé, et ne m’ont jamais rendue jalouse ou quoi que ce soit de ce genre-là. Simplement parce qu’on ne montre que le meilleur de nous-mêmes sur les réseaux, qu’on prend tous les poses qui nous mettent le plus en valeur, et surtout, qu’on est tous différents et uniques, et que se comparer à d’autres morphologies, d’autres gènes et d’autres origines n’a profondément aucun sens.”

 

TÉMOIGNAGE DE MANON :

Alors en terme d’acceptation de soi je n’y suis pas du tout. J’ai accepté le fait d’être plus “ronde” que toutes mes copines filiformes mais je ne m’accepte pas totalement moi même. Je pense que les réseaux sociaux peuvent être très bienveillants à travers de beaux messages mais ça peut aussi te « détruire » en quelques sortes. Pendant le confinement je m’en suis voulu de me dire « merde mais faut que je trouve un moyen de m’épiler avant de retrouver mon copain » (alors qu’il s’en fout complet), ou de me dire qu’il fallait que je devienne comme telle ou telle fille. J’ai mes petits objectifs pour m’assumer un peu plus mais je ne veux pas non plus me prendre trop la tête !”

 

TÉMOIGNAGE DE CATHY :

Déjà j’ai un parcours assez compliqué avec l’acceptation de soi. En fait j’ai jamais fait un 38 et ce depuis toute petite. J’ai été sportive mais toujours considérée comme la petite ronde, je n’ai jamais eu vraiment confiance en moi.

Il y a un an j’ai perdu 20 kilos et ça m’a aidé au niveau de la confiance, mais là avec le confinement j’ai repris et j’avoue que ça plombe le moral de ne voir que des stories “routine sport, repas léger etc” alors que le reste de l’année on en voit pas autant.
Depuis le début j’ai eu pas mal de baisses de moral où je partais réfugier dans un paquet de gâteaux, tout en me sentant nulle quand je me connectais sur les réseaux.

Pendant pas mal de temps les réseaux m’ont fait détester le sport, alors que de base j’adore ça ! Mais j’ai l’habitude de toujours me comparer aux autres : « ils arrivent à faire ça alors que moi non » etc…
En soi, les réseaux ça peut être motivant mais à force de trop voir la même chose on a l’impression que si on le fait pas nous aussi, alors on est nuls.”

 

TÉMOIGNAGE DE ZOÉ:

J‘ai mis très longtemps à accepter mon corps et à me sentir bien dedans. Je ne me suis rendu compte que très récemment que je ne me sentais pas bien par rapport à moi même et à mon physique. Je pense que c’est du au fait que l’on m’a toujours infantilisée. J’ai sauté une classe, et, à cause de ça, j’ai toujours été “la 2004” “la petite”. Personne ne m’a jamais appris à être autre chose qu’une enfant. Je ne prenais donc pas soin de moi, du tout… Et à cause de cela, j’évitais les miroirs, quand je voyais des photos de moi (et quand je les revois) je ne me trouvais pas belle, à la limite du repoussant…

J’avais des kilos en trop et ce sentiment a été renforcé par mon accès au réseaux sociaux. Tous ces corps parfaits sur Insta, toutes ces femmes lisses, fines,  ça fout une claque quand tu as 13 ans. Ça détruit le peu d’estime de toi que tu as réussi à réunir malgré les râteaux que tu t’es pris tout au long du collège.

Finalement, mon rapport à mon corps, il n’a changé que depuis quelques mois. C’est un peu con de dire ça mais c’est grâce à un mec que ça a changé. C’était pendant un voyage aux US. Ça n’a duré qu’une semaine bien sûr mais wow, ces quelques jours ont tout changé. Pendant ce court laps de temps je me suis sentie désirée, belle et spéciale aux yeux de quelqu’un. Après un gros mental breakdown très dur d’environ un mois au retour, j’ai enfin commencé à prendre soin de moi. Je me suis racheté des vêtements, j’ai fait du sport, changé mes habitudes alimentaires… Je sais que tout cela ce n’était que pour atteindre un idéal de beauté prescrit par la société mais j’en avais besoin. J’avais besoin de m’aimer moi, sans avoir besoin de l’approbation de quiconque.

Résultat : aujourd’hui, je me sens bien. Je suis fière de tout ce que j’ai parcouru et de ce que j’ai accompli. Je me sens bien dans mon corps et je suis heureuse de faire du sport régulièrement car cela m’aide à prolonger ce sentiment de bonheur et de paix avec moi même.

Mais malgré le fait que j’ai confiance en moi et que je connais ma valeur, je dois faire extrêmement attention à l’impact des réseaux sur mes pensées. LA comparaison, avec des modèles et des filles sur Instagram (leurs vies, leurs corps… ) m’a plus d’une fois fait beaucoup de mal. Alors, je fais attention à filtrer en fonction de mon humeur. En ce moment je ne garde que le positif afin d’éviter le stress des injonctions permanentes du style “NE GROSSISSEZ PAS”. Je ne fais pas du sport pour vous, je fais du sport pour moi. Je fais du sport si j’en ai envie, je prends du poids si j’en ai envie, et personne d’autre que moi ne devrait être autorisé à me dire ce qui est meilleur pour moi.”

 

TÉMOIGNAGE DE BLEUENN :
Personnellement, je passe beaucoup de temps sur les réseaux sociaux. Depuis le début du confinement, je vois presque toutes les influenceuses montrer qu’elles font du sport à la maison. A l’inverse de la majorité des français, je n’ai pas eu de mal à vivre le confinement. Je viens de débuter mes études en fac de droit, et pour moi, une pause chez moi était appréciable si j’en oublie la cause. Pour moi, il s’agissait d’un temps que je pouvais prendre à me recentrer sur moi-même et travailler parfaitement mes cours. Depuis un an, je souhaitais reprendre le sport chez moi afin de « m’entretenir », mais je n’en ai jamais pris réellement le temps. J’ai commencé quelques jours sans tenir sur la durée.
Au contraire de ce que j’ai pu voir sur Instagram, des filles qui se plaignent d’une pression, voir ces story m’a encouragé à me mettre véritablement au sport à la maison. Et depuis, je fais à mon rythme et avec beaucoup de plaisir. Je pense qu’il est nécessaire de prendre du recul sur ce que l’on peut voir.
Je n’ai jamais eu de problèmes de poids d’un poids de vue médical. Je ne suis pas une personne « grosse ». Cependant, j’ai quelques kilos en trop, quelques-uns par-ci par-là. J’ai commencé à complexer au lycée quand j’ai commencé à avoir un regard sur les réseaux sociaux. Je pense que cela a eu un réel impact sur moi. Pendant un moment, j’ai eu énormément de mal à m’accepter vis à vis de ce que je pouvais voir. Je n’avais pas une silhouette parfaite, je n’étais pas forcément la mieux maquillée… je n’étais pas un idéal par rapport à se que l’on peut voir sur les réseaux sociaux. J’idéalisais un corps mince, bien sculpté, et il m’arrive encore d’envier ces filles. Aujourd’hui, j’ai fait un énorme travail sur moi-même pour prendre du recul et m’accepter moi, comme je suis. Etant plus petite, je n’ai jamais eu de problème face aux changements de mon corps. J’ai toujours accepté de grandir, j’en étais même contente. J’ai toujours attendu avec impatience mes menstruations, par exemple. Le seul complexe que j’ai véritablement eu étant « enfant », était ma poitrine. Elle s’était développée tôt, par rapport aux autres petites filles de mon âge, je voulais les cacher. Cependant, j’ai commencé à prendre ma pilule il y a maintenant 6 mois, et là, catastrophe … Déjà, j’ai toujours vu la pilule comme du « poison ». Je me suis forcée à la prendre par peur des conséquences à ne pas prendre de moyens de contraceptions, mais pour moi, c’était l’enfer. J’ai pris ce choix seule, je n’ai eu aucune pression de la part de quiconque.
Dès le premier mois de ma pilule, mon corps a changé et cela a été vraiment compliqué pour moi de l’accepter. Je ne peux rien faire contre ces changements, et pourtant ils sont là et visibles. J’ai pris du poids comme la majorité des filles, et je n’arrive pas à enlever ces kilos. J’ai débuté le sport durant le confinement, j’en fais tous les jours, j’ai une alimentation parfaite (j’ai vu des professionnels), et mes efforts sont en vains. Je continue d’avoir un poids supérieur à « moi, naturelle », et c’est très dur pour moi de l’accepter.”
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TÉMOIGNAGE DE CYRIELLE :

«  L’acceptation de soi.. sujet difficile à aborder pour moi, puisque je suis encore en plein dedans et tous les jours je doute d’y arriver prochainement…

J’ai pris quelques kilos, eu une grosse baisse de motivation pour le sport, me suis plus ou moins laissée aller et aujourd’hui il est encore difficile pour moi de me regarder dans un miroir sans y voir seulement mes défauts, mes complexes…

On vit dans un monde d’illusions de la vie parfaite, de la femme parfaite, qui font peser sur nous « femmes lambda » une grosse pression morale. On nous dit « faites du sport » « soyez minces mais musclées et avec des formes » « ayez une belle peau » « «maquillez vous mais pas trop » faites ci, faites ça, pour rentrer dans une norme imposée par la société et relayée par les réseaux sociaux.

Je suis une accro à Instagram je dois l’avouer, je suis des filles parfaites selon les normes actuelles et inconsciemment (plus ou moins) je me compare à elles, je me dévalorise sans arrêt parce que non mon ventre n’est pas plat, non mes seins ne sont pas gros, non mon nez n’est pas aquilin, non ma peau n’a pas zéro défaut. Ces différences entres elles, femmes adorées des garçons et jalousées par les autres femmes me poussent vraiment un peu plus chaque jour à m’accepter moi. Non pas pour leur ressembler mais pour avoir la même confiance en moi qu’elles semblent avoir elles.

Alors j’ai repris le sport, je fais plus attention à ce que je mange, je bois beaucoup d’eau, je profite de n’avoir rien à faire pour prendre le soleil et méditer. J’essaye vraiment fort de travailler sur moi, de prendre conscience qu’on nous impose une image de la femme parfaite, alors qu’en réalité toutes les femmes sont parfaites dans leur perfection à elles. Je relativise en me disant que je suis comme je suis, que je peux être jolie quand même, et qu’au moins aux yeux de mon chéri je le suis. Je pense que c’est quelque chose qui me prendra encore du temps, quelques semaines, mois, voire des années, mais je sais qu’à un moment je me sentirai mieux dans mon corps, et sans me comparer à quiconque.

C’est un processus long, avec des hauts et des bas, des moments ou c’est facile d’autres où il est vraiment compliqué d’assumer son reflet. Ça prendra le temps que ça prendra, mais je finirai par accepter mon corps.

Un côté que l’on néglige dans l’acceptation de soi, cette culpabilité que l’on ressent de ne pas être ce que l’on voudrait (ce que l’on nous impose d’être?) que ce soit sur un plan physique ou sur un plan psychologique (sexualité, passion différentes, looks différents etc), c’est que nous ne sommes pas les seules. Loin de là. Si on acceptait de s’ouvrir un peu aux autres, de partager ce que l’on est et ce que l’on ressent, de discuter avec d’autres femmes qui suivent le même processus d’acceptation de soi, je suis convaincue que ce serait plus simple. Forcément. Se rendre compte qu’il n’y a pas de norme, pas de standard, mais plutôt autant de possibilités qu’il y a des femmes, c’est je pense une des clés pour s’accepter.

Alors soyons généreuses entre nous, en compliments, en critiques constructives lorsqu’elles sont demandées, en sourires dans les rues… soyons solidaires pour être nous, et envoyer valdinguer les dictats de la société. »

 

TÉMOIGNAGE D’AMANDINE :

Dès l’école, que ce soit le collège ou le lycée, j’ai reçu ; comme  beaucoup je pense ; des remarques sur mon physique, et pour moi ça concernait surtout ma taille. J’ai 21 ans, et je fais 1m45, j’ai eu plusieurs surnom comme : minimoys, mimi mathy, la naine et j’en passe. 

J’ai subit aussi de l’harcèlement scolaire à cause de ma différence physique.

L’acceptation de mon corps a commencé il y a quelques années déjà, peu à peu après le lycée j’apprenais à aimer mon corps que ce soit ma taille ou mon poids qui est de 38 kilos, a osé sortir démaquillé, et a m’accepter comme je suis.

Avec les réseaux sociaux ça n’a pas été facile, c’est dur de s’accepter avec les compte fitness, avec les personnes de la téléréalité, on est souvent confronté à des photos de filles retouché, où les défauts (cellulites, vergetures, et autre) sont supprimé. 

Aujourd’hui, je m’accepte totalement. En voyant sur mon chemin de l’acceptation de soi des photos retouché, en me disant “c’est pas la vrai vie, c’est pas ça le corps d’une femme”, j’ai décidé de créer mon compte @selfloveworld_ sur instagram. Ce compte a pour but d’aider des filles qui sont dans le processus de s’accepter, de montrer que oui, même une fille maigre peut avoir du mal a s’accepter mais elle peut y arriver tout comme une fille ronde. Que oui, on a des vergetures et de la cellulites, que ça touche tout le monde mais qu’il faut voir ça comme histoire, celle de notre corps. J’invite sur ce compte toutes les filles à s’accepter, que je suis là pour les aider, et qu’il faut enlever ces clichés de la féminité, et qu’on doit juste faire ce qu’il nous plait.”

 

TÉMOIGNAGE DE MARGOT :

Lors du confinement je n’ai pas fais de sport, et voir tout le monde sur les réseaux en faire m’a fait culpabiliser. Alors que j’ai tout à fais le droit de ne pas faire si je ne m’en sens pas capable, je ne comprends pas la pression qu’on devrait subir avec les réseaux sociaux. Ou de ne pas manger forcément « heathly » on devrait pouvoir manger ce qu’on l’on souhaite. Sans avoir à culpabiliser de quoi que se soit ! 

On se mets une énorme pression avec les réseaux sociaux, notre confiance en soi peut en prendre un énorme coup. De voir leurs vies trop parfaites, c’est l’une des principales raisons qui fait que je suis des comptes qui montre le positif comme le négatif dans leurs vies. Qui me montre que c’est normal de sentir mal etc. Et ce sont ce genre de compte qui m’aide à davantage m’accepter. 

Le confinement a aussi impacté mes études, partiel à distance je dois avouer que j’avais peur de les passer. Avec les devoirs maisons pas de problème je peux prendre mon temps pour les faire, les faire relire par des potes de classe pour avoir un nouveau regard ce qui m’aide à avoir un peu plus confiance en moi. Ce que j’ai fais aussi c’est quelques appels sur des notions que je ne comprenais pas forcément et ça m’a beaucoup aidé ! Demander de l’aide n’est pas une faiblesse au contraire selon moi ! 

Je pense que le confinement nous a toutes et tous beaucoup fait changer, certaines personnes se sont découvert de nouvelles passions ou encore retrouvé une passion. Je pense que c’était l’occasion de se reconstruire suite à une rupture par exemple qui a suscité beaucoup de haine. De croire à nouveau en soi que ça soit psychologiquement ou physiquement parlant. “

MON TÉMOIGNAGE

Je pense n’être qu’au tout début de mon chemin vers l’acceptation de moi-même. Mais, il faut bien débuter quelque part, n’est-ce pas ? Je suis sans aucun doute la personne la plus dure et la moins indulgente avec mon corps, ma pire critique, ce qui n’aide pas du tout. J’excelle dans le domaine de “trouver des défauts sur n’importe quelle partie de mon corps”, pour ensuite faire des fixettes dessus pendant des années. Il y a tout de même certaines choses que j’apprécie mais ce n’est pas dessus que j’ai le réflexe de me concentrer.

De plus, j’ai grandi avec Instragram et le développement des réseaux sociaux, je suis dessus depuis mes quinze ans, comment dire qu’on est loin d’avoir son corps de femme à cet âge là, bien que de toute façon, il n’arrête jamais de changer. Depuis l’adolescence j’ai donc pris la mauvaise habitude de me comparer à toutes les filles que je pouvais voir dans mon fil d’actualité. Et pourtant, on était loin d’avoir le même âge, la même morphologie, la même génétique et j’en passe. Je me suis donc retrouvée avec des idéaux physiques totalement impossibles à atteindre (et c’est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui). Puis j’ai aussi compris la place de la retouche, des images parfaitement lissées, et des corps remodulés. De ne jamais laisser apparaître un quelconque défaut. Et ce serait mentir que de dire que je ne retouche jamais mes photos, il a tellement de choses qui me font complexer et que j’aimerais changer, mais j’essaie d’utiliser tout ça avec parcimonie car sinon je n’arrive plus à me reconnaitre.

J’essaie aussi de suivre de plus en plus de comptes qui me font me sentir bien dans ma peau, d’adapter mon fil d’actualité à mon objectif d’acceptation de moi-même. Je sais que la route sera longue, mais rien est impossible.”